Blottie dans un quartier ancien de la banlieue de Montréal, cette demeure a été conçue en 1967 par des architectes bien ancrés dans leur époque. Si elle se fait
aujourd’hui discrète derrière le feuillage des arbres adultes qui l’entourent, elle n’a cependant rien perdu de sa modernité ni de son élégance.
Recherche et stylisme Judith Gougeon Photos Christian Guay Texte Florence Michel
Typiques des années 60, les ouvertures sur le jardin sont immenses; elles forment des tableaux vivants qui rendent inutiles toute autre décoration.
Au coeur de la maison, la salle à manger et le salon partagent le même espace, en toute simplicité. La belle dimension de la salle à manger a permis d’installer une
table pour six personnes. Cette dernière est en bambou déroulé: son plateau, d’une texture légèrement irrégulière, est doux comme le cuir. Autour, des chaises à pied
traîneau, interprétation de la chaise cantilever en acier tubulaire inventée par Mart Stam en 1926. C’est tout. Il n’y a ni buffet ni desserte, simplement un arbre
en pot. Le parquet teint chocolat donne tout son caractère feutré à la pièce. En guise de tableau, une grande fenêtre rectangulaire qui descend jusqu’au sol.
Côté salon, entre les murs blancs et sans tableau, on a posé un canapé couleur perle, un tapis prune à gros brins et une table classique, signée Noguchi. Cela suffit.
Composé de teintes douces, le salon baigne dans une atmosphère apaisante.
Canapé, Meubles Italdivani. Tapis, Un Million de Tapis & Tuiles. Lampe, Maison Corbeil. Peluche, Arthur Quentin. Table, Greene
Bambou. Vase, IKEA. Fleurs, La Muse Fleuriste.