De la salle à manger au salon, le plafond rouge structure l’espace.
À Outremont, Francis Tremblay est connu comme étant le propriétaire du salon de coiffure Têtu. Ce que les jolies chevelures du quartier connaissent peut-être moins,
ce sont les talents de Francis pour la création de mobilier et le brassage du béton. En fait, depuis toujours, il aime troquer ses ciseaux pour sa planche à dessin
et son coffre à outils. Dans ce loft aux proportions très atypiques — quatre fois plus long que large, pour être précis —, il a su maximiser chaque centimètre carré.
Fil conducteur
Les deux extrémités du logement sont percées d’immenses baies vitrées. La lumière circule d’un bout à l’autre de l’espace, relayée au centre par quelques halogènes
dorés et de subtils arrangements de DEL colorées. L’escalier en arête de poisson respecte le style épuré et léger de cette architecture taillée au plus juste.
La collection de tableaux d’artistes d’ici et d’ailleurs illumine cet espace de facture industrielle.
Pour créer la table basse, Francis a scié les pieds d’une table destinée à la salle à manger.
Longue réflexion
Dans un premier temps, le designer Christian Bélanger a revu la distribution des volumes — il a, entre autres, fait abattre des murs et maximisé les sources de
lumière naturelle par des interventions légères telles que le choix d’un escalier minimaliste. Ensuite, Francis s’est fait aider de son père et d’un ami pour fabriquer
les structures en béton. Pour le reste, il s’est débrouillé tout seul. Dans l’aire ouverte principale, le long mur est garni d’une série d’armoires basses qui forment
un «train» de rangements s’étirant de la cuisine jusqu’au fond du salon. Pour que ce long module se fonde dans le mur, il a été peint en noir et surmonté d’une large
bande couverte de peinture à tableau noir.
Tableau de Dominic Besner, Galerie MX. Ancien projecteur, Spoutnik. Chaise en acier, Espace Côté Sud. Table basse, IKEA. Photophores,
Le Comptoir d’Ailleurs.