Au Québec, il n’existe pas à proprement parler d’une tradition de la vannerie. Cependant, parce que les méthodes
utilisées font appel pour la plupart à des matériaux naturels, les meubles et objets résultant de la vannerie
possèdent un lien naturel avec l’environnement, une préoccupation à la mode par le temps qui court.
Aussi, ces ouvrages pour la plupart faits à la main possèdent un charme puissant et une beauté gracieuse qui
s’accommodent fort bien des décors naturels, tels qu’on les retrouve sur les terrasses extérieures ou dans les solariums.
Dans les pays où la vannerie est une tradition, les matériaux peuvent être différents selon la culture et la géographie.
Ainsi, il existe une vannerie d’osier tressée, une vannerie de rotin tressée et spiralée, et même une vannerie
de bambou, utilisée surtout en nappes, ou encore spiralée et tressée.
Il existe bien sûr d’autres sortes de vannerie, comme la vannerie de paille en cordon spiralée, en tressage d’éclisses
de divers arbres, de jonc, de roseau, de palmier et même de crin de cheval.
Chose étonnante, à travers les époques, l’art de la vannerie a toujours utilisé peu d’outils. De nos jours, le simple
couteau a remplacé le silex des hommes préhistoriques, et parfois même des machines tentent d’imiter le travail
manuel et expert de l’humain. Mais l’amoureux de la vannerie n’est pas dupe et sait reconnaître le produit artisanal
du produit issu d’une machine…