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Cahier Votre maison, samedi 17 juillet 2010
De déchets à trésors
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Michelle Mawby avoue qu’elle ne savait pas dans quoi elle s’embarquait quand elle a accepté de se prêter à une expérience inusitée de rénovation. Elle a consacré
ses talents de créatrice à la populaire série télé, les Junk Raiders (Le commando des recycleurs), présentée au canal Discovery. «Et je ne suis pas sûre s’ils
le réalisaient eux-mêmes», rigole la décoratrice, en songeant à cette expérience.
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Par Agence QMI
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Dans la série, Michelle participait avec une équipe de professionnels de la construction, à la transformation d’un ancien espace industriel en un superbe loft bien
décoré. L’attrape? Ils n’avaient qu’un maigre budget de 5 000$ (sur un projet estimé à plus de 300 000$) et ne pouvaient utiliser que des matériaux jetés aux ordures,
recyclés et récupérés.
C’est là qu’interviennent Anthony D’Arcy et Gordie Wornoff. Ils sont d’avides «freecyclers» – des recycleurs indépendants qui récupèrent des matériaux qui,
autrement, se retrouveraient au site d’enfouissement.
La créativité au travail
À l’arrivée de l’équipe, le grand loft industriel abandonné de 1 600 pieds carrés était totalement dénudé. Simplement armée d’un concept d’aménagement de la part des
propriétaires qui souhaitent un espace vie-travail, l’équipe des créateurs s’est lancée dans les rues de Toronto pour voir ce qu’elle pourrait y récupérer d’utile pour
cette rénovation.
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Tout ce dont l’équipe avait besoin, de la plomberie aux appareils de salle de bain, en passant par les luminaires et l’ameublement, ne devait provenir que de la
récupération. Beaucoup de travail manuel a été investi, tel que la peinture, la pose du placoplâtre, en plus d’avoir à apprivoiser l’utilisation de matériaux
littéralement ramassés dans la rue.
À certains moments, ce projet a été un vrai défi de créativité, admet Michelle, puisqu’elle était à la merci des trouvailles des autres tout au long de la série.
L’équipe – les «street scavengers» (charognards de la rue) comme ils se nommaient – a parcouru la ville à la recherche d’items à réutiliser pour le loft.
«Quelques items affreux m’ont été apportés, se rappelle-t-elle. Nous envisagions l'apparence d’un hôtel haut de gamme ou d’une boutique, mais je ne suis pas certaine
si aucun des autres n’avait jamais séjourné dans un tel établissement».
Mais cela n’a pas été aussi douloureux que ça peut sembler. En gros, ce fut une expérience que Michelle qualifie de formidable.
«C’était vraiment plaisant de trouver des choses tout à fait uniques», dit-elle. Surtout qu’elle a toujours été quelque peu «recycleuse de rue» elle-même.
Quand elle travaille avec ses propres clients, Michelle essaie de réadapter les éléments architecturaux existants autant que possible – comme par exemple réutiliser
des portes et des fenêtres comme objets d’art.
«Comme désigner décoratrice, je change les styles et refais les choses, dit-elle. Ça n’a pas besoin d’être neuf pour être bon».
Insolite mais esthétique
Quand le projet a bel et bien été terminé, Michelle et son équipe ont réalisé de véritables petits bijoux durant le processus de création : une table à café fabriquée
à partir de la coquille d’un piano crapaud, une table de salle à manger faite à partir de bancs d’église, des vitraux d’église pour le cabinet de douche et une
baignoire sur pattes, évidée, est devenue un divan.
Mais par-dessus tout, la réalisation préférée de Michelle est un îlot de cuisine qu’elle a confectionné à partir de la calandre d’une vieille Chrysler New Yorker
modèle 1978.
«J’ai particulièrement aimé travailler sur cette voiture», se souvient-elle.
Le processus de transformation du loft en entier a pris tout un mois, l’équipe y mettant des journées de 10 heures et plus. Le résultat final est un espace de vie
chic, complètement meublé et habitable et avec lequel le propriétaire est tombé en amour.
Quant à Michelle, elle avoue qu’il y a des parties de cet espace qu’elle aime bien, alors qu’elle aurait aimé en changer d’autres.
«Je peux très bien visualiser les choses que j’aurais pu améliorer».
Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’a pas apprécié travailler à ce projet pour autant. C’est seulement la façon dont son esprit fonctionne.
«Je suis au fond une designer, dit-elle. Je ne suis pas sûre si je suis jamais tout à fait contente des résultats.»
27 millions de tonnes
quantité de déchets que les Canadiens ont envoyés à l’enfouissement en 2006.
17 livres
quantité de déchets produits par pied carré lors de la rénovation d’une maison typique.
835 kilogrammes
quantité de déchets par personne qui se retrouvent au site d’enfouissement – plus de 10
33
nombre d’arbres matures nécessaires pour construire une résidence de 2000 pieds carrés.
140000 tonnes
quantité d’équipements électroniques désuets (ordinateurs, cellulaires, T.V., stéréos, et petits électroménagers) qui sont jetés chaque année.
70%
Pourcentage de nos déchets recyclables qui se retrouvent malgré tout à l’enfouissement.
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On peut regarder toutes les émissions de la saison des Junk Raiders sur Internet au
discoverychannel.ca.
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