L’hiver nous réserve toujours des surprises, certaines moins agréables comme cette glace vive au tournant de l’allée... Pour notre sécurité, nous épandons du sel
de déglaçage, inquiets toutefois des répercussions de ce geste sur l’environnement.
Rédaction Michel Blain
Les sels de déglaçage se répandent dans la nature, augmentant la salinité des eaux de surface et de la nappe phréatique. Ils peuvent aussi nuire aux plantes et aux
animaux. Il faut donc en user modérément.
Le sel gemme
L’agent de déglaçage le plus économique est le sel gemme (chlorure de sodium). On le dit endothermique, c’est-à-dire que pour commencer à fondre, il doit être activé
par la chaleur. Un rayon de soleil ou la friction des pneus suffisent. Le sel est pleinement efficace entre le point de congélation et une température de -10C. Il
peut cependant endommager le béton, les pavés, la végétation, les tissus et les planchers.
Le chlorure de calcium
Lorsque le mercure descend, le chlorure de calcium devient essentiel. Sous forme de flocon ou de boulette, il se distingue par sa réaction exothermique. Contrairement
au sel gemme, le chlorure de calcium dégage de la chaleur au contact des éléments extérieurs, ce qui fait fondre immédiatement la glace à très basse température!
Chlorure de calcium (Windsor)
-31C
Procal (bomix)
-35C
Chlorure de calcium 77% minimum (Sel Warwick)
-40C
Super déglaçant 94% (Sel Warwick)
-55C
Les mélanges fondants
En mélangeant du sel gemme avec du chlorure de calcium, puis d’autres chlorures plus doux, on obtient des fondants actifs à différentes températures qui sont moins
dommageables pour les surfaces. Une synergie s’installe. Ainsi, en produisant de la chaleur, le chlorure de calcium active le sel gemme qui l’accompagne.