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Chauffage au bois
Rénovation Bricolage
Décembre, Vol.34 no.5



Le chauffage au bois, un choix environ-
nemental ou non?



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Les effets environnementaux du chauffage au bois ont défrayé la chronique au cours des derniers mois. Rénovation-Bricolage s’est penché sur le sujet pour distinguer le mythe de la réalité.

 
 
Rédaction Benoit Bisson
 
 
Si plusieurs règlements en matière de prévention des incendies encadrent, depuis des années, l’utilisation des appareils de chauffage au bois, il est loin d’en être de même en ce qui a trait à la dimension environnementale. Est-ce que cela veut dire qu’il est impossible de se chauffer au bois d’une façon propre et écologique? Non, pas du tout. Mais commençons par le commencement: quel est donc le problème de ces vieux appareils?
Méchante boucane!

En juin 2008, l’organisme Réseau environnement a présenté au Service de la qualité de l’atmosphère, de la Direction des politiques de l’air, au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, un mémoire sur le projet de règlement sur les appareils de chauffage au bois. On y a appris, entre autres, ceci: «Au Québec, le chauffage au bois serait responsable de 47% des émissions de particules fines. Ces polluants atmosphériques contribuent aux épisodes de mauvaise qualité de l’air et notamment à la formation du smog.»

Le rapport souligne également que le problème est particulièrement préoccupant dans les villes. Effectivement, «à titre de comparaison, l’utilisation d’un poêle non certifié sur une période de 9 heures correspond à l’utilisation d’une automobile sur 18 000 kilomètres. Compte tenu des 85 000 foyers et poêles recensés sur l’île de Montréal, le chauffage au bois participe largement à la concentration élevée de particules fines de la municipalité.»
Chauffage au bois
Des normes en mutation

S’il n’existe actuellement presque aucune réglementation en matière d’émissions pour les appareils de chauffage au bois, on peut néanmoins compter sur des normes de certification. Celles mentionnées le plus souvent sont la norme américaine EPA (Environmental Protection Agency) et la norme canadienne CSA (Canadian Standards Association, soit, en français, l’Association canadienne de normalisation), et toutes deux datent de plus de 20 ans. Même s’il est souhaitable que ces normes soient revues à la lumière du savoir-faire technologique actuel, on peut dire qu’il est déjà possible, en utilisant un appareil certifié, de réduire les émissions de particules fines dans l’atmosphère.

Il faut aussi considérer qu’il existe sur le marché de nombreux appareils qui non seulement satisfont aux normes existantes en matière d’émissions de particules fines, mais les dépassent. Cela s’explique, entre autres, par le fait que certains États américains ont des exigences supérieures à ces normes. On parle ici de 2,5 g par heure pour un appareil pourvu d’un catalyseur et de 4,5 g par heure pour un appareil dépourvu de catalyseur. C’est là la quantité d’émissions que propose Réseau environnement dans son mémoire concernant les nouvelles installations.


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