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Soulever les rochers
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Un défi gros comme un rocher : supprimer un cap de roche pour créer un aménagement paysager. Un travail herculéen truffé de contraintes de taille, pour un résultat
divin!
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Stylisme Louise Lagacé
Photos Denis Lemelin
Texte Pascale Martel
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Du granite, taillé de façon très esthétique, couvre ce sentier champêtre. Bordé de trois variétés d’hostas: ‘Frances Williams’, ‘Medio Variegata’ et ‘Fortunei
Hyacinthina’, le chemin nous conduit vers d’autres vivaces, telles que le sorbaria à feuilles de sorbier (Sorbaria sorbifolia), la ligulaire dentée
(Ligularia stenocephala ‘The Rocket’) et la petite pervenche (Vinca minor). Pour ajouter une douce teinte pastel, rien de mieux que les astilbes
‘Peach Blossom’.
Puisqu’un immense rocher dominait la devanture de cette résidence d’été, située à Magog, et en cachait la façade, il était impossible d’y cultiver quoi que ce soit.
Le mandat initial était donc d’extraire le rocher afin de créer un aménagement paysager. «Nous avons brisé le cap et nous avons récupéré les morceaux afin de bâtir
des murets de pierres. Cela a été un travail colossal, mais nous y sommes parvenus à l’aide d’une grosse pelle mécanique et d’un marteau-piqueur. Par la suite, nous
avons sélectionné les meilleurs fragments de roches et nous les avons taillés manuellement afin d’obtenir des formes plus régulières», explique Jean-Yvon Francis,
concepteur chez Décor Nature.
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Extraire un rocher de 50 pieds par 150 pieds est un véritable travail herculéen. En effet, cette tâche a nécessité deux mois d’ouvrage et huit travailleurs à temps
plein parce que, sous le rocher, se trouvait non pas de la terre ou du sable mais... du roc! «Nous avons donc dû créer un système particulier pour drainer le
terrain», se rappelle M. Francis.
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Extraire un rocher de 50 pieds par 150 pieds est un véritable travail herculéen. En effet, cette tâche a nécessité deux mois d’ouvrage et huit travailleurs à temps
plein parce que, sous le rocher, se trouvait non pas de la terre ou du sable mais... du roc! «Nous avons donc dû créer un système particulier pour drainer le
terrain», se rappelle M. Francis.
SOLIDE COMME LE ROC
Une des plus grandes difficultés rencontrées au cours de cette réalisation a été l’installation du système de drainage: «Puisque le fond était en roc, ajoute le
concepteur, nous nous retrouvions avec une piscine, c’est-à-dire une base complètement imperméable. Par conséquent, nous avons créé un système sophistiqué nous
permettant d’y planter des végétaux. Nous avons creusé le roc sur une profondeur de 24 pouces, nous avons posé des membranes, du grillage et des drains de quatre
pouces... Cette technique n’a rien de nouveau, mais c’est sa réalisation qui est compliquée.» Sans système de drainage, toute végétation aurait pourri, évidemment.
C’est donc sur une couche de terre d’environ 24 pouces que les végétaux ont été plantés.
COUDÉES FRANCHES
Pour l’ensemble du projet – le choix des plantes, des couleurs et du style –, les propriétaires ont laissé à Décor Nature les coudées franches, à l’exception d’une
restriction: les arbres devaient rester intacts. Comme on peut le constater, des arbres, il y en a en grande quantité! «Il fallait tous les conserver. C’était le plus
grand défi. Il y en a d’ailleurs de très gros près du sentier de pierres; nous avons dû creuser autour de certains sur une profondeur de cinq à huit pieds, ce qui
laissait parfois leur système racinaire à découvert. Il fallait donc veiller, durant toute la durée des travaux, à les habiller et à les engraisser au moins une fois
par semaine pour qu’ils ne meurent pas.»
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