Dans la nature, les plantes, surtout celles qui croissent dans les milieux non cultivés, doivent se battre pour survivre et assurer leurs besoins fondamentaux
(lumière, minéraux…). Dans nos platebandes, elles n'ont pas à lutter, car on discipline les plus exubérantes de manière à aider les plus faibles. Or, les plantes
grimpantes ont élaboré des mécanismes particuliers pour leur sauvegarde. Certaines personnes vont même jusqu'à les considérer comme des «tricheuses»!
Texte et photos Daniel Fortin, horticulteur
Gloire du matin
La lumière est l’énergie vitale des végétaux, qui leur permet de séparer les molécules de gaz carbonique (CO2) et d’eau (H2O) pour fabriquer
des sucres nourriciers (COOH). Si une plante dépasse les autres en croissant plus vite et plus haut, son feuillage profitera davantage de la clarté énergisante. Elle
aura tôt fait de faire ombrage aux plantes plus courtes qui, privées de lumière, grandiront moins vite et dépériront.
Alors que les arbustes et les arbres dépensent beaucoup d’énergie pour se constituer un tronc de bois, les plantes grimpantes ont adopté une autre stratégie. Elles
ont développé des tiges longues et souples qui peuvent s’appuyer sur d’autres végétaux ou des structures pour pousser. Pour s’accrocher à leur support, elles ont
adopté divers mécanismes, qu’on peut classer en quatre groupes.