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À la découverte des plantes carnivores
Devenez fan!
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Il y a des plantes qui se comportent comme des animaux et qui, au fil de l’évolution, ont développé des organes spécialisés pour la capture et la digestion de la
«viande»; ce sont les plantes carnivores. Même si elles n’ont jamais ingéré d’imprudents voyageurs dans des contrées exotiques, elles existent bel et bien. Il y en a
dans nos milieux naturels, et certaines sont indigènes.
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Texte et photos Daniel Fortin, horticulteur
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En ouverture : Rossolis à feuilles rondes
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Les plantes carnivores ont développé des «stratégies» pour capturer, retenir et manger des animaux. Par animaux, nous entendons insectes, quoique certains botanistes
pensent que de petits mammifères ou de petits oiseaux puissent être capturés, probablement accidentellement, par les grandes urnes des Nepenthes dans le Sud-Est
asiatique.
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Dionée
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Si ces plantes ne peuvent attraper de grands mammifères, les moustiques, les mouches et les petits papillons font partie de leurs proies. On dénombre environ 450
plantes carnivores ou insectivores réparties en six familles botaniques différentes (dont les plus connues sont les droséracées, les népenthacées, les sarracéniacées
et les lentibulariacées. Certaines espèces des genres Nepenthes, Drosera et Dionaea sont vendues dans les magasins à grande surface. Mais
attention! elles sont difficiles à cultiver dans les conditions normales de nos maisons.
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La dionée
La plante carnivore la plus spectaculaire est la dionée (Dionaea muscipula), de la famille des droséracées; il s’agit d’une plante indigène du sud-est des
États-Unis. Ses feuilles se composent de deux parties aplaties et symétriques qui s’articulent autour d’une nervure centrale fonctionnant comme une charnière. Les deux
moitiés de cette partie de la feuille se replient rapidement l’une sur l’autre. La feuille présente des bords garnis de longs poils raides et recourbés; lorsqu’elle se
referme, les poils s’imbriquent les uns dans les autres. Ses faces internes possèdent de longs cils très sensibles et, lorsqu’un insecte se pose dessus et touche à deux
poils consécutivement, le piège se ferme subitement. L’insecte est incapable de se libérer, et les glandes présentes sur l’intérieur de la feuille libèrent des sucs
digestifs. La digestion prend plusieurs jours; la feuille s’ouvre ensuite et dévoile les restes du malheureux. Si c’est un animal indigeste qui déclenche le piège, la
feuille s’ouvre rapidement pour laisser partir l’intrus.
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Sarracenia leucophylla
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Drosera intermedia
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Le genre Sarracenia, dont une espèce, la sarracénie pourpre (Sarracenia purpurea), est fréquente dans les tourbières du Québec, a également des feuilles
en forme d’urne. L’intérieur de l’urne présente un revêtement de poils dirigés vers le bas, ce qui facilite l’entrée des insectes mais rend leur sortie extrêmement
difficile. Il semble bien que les malheureux prisonniers s’épuisent en tentant vainement de s’évader et finissent noyés dans l’eau de pluie accumulée dans l’urne. Des
glandes spéciales libèrent des enzymes qui digèrent tranquillement les proies mortes.
D’autres espèces sont également connues en Amérique du Nord, notamment la très belle Sarracenia leucophylla, aux longues urnes marbrées de blanc ou de blanc
jaunâtre.
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