
Les paillis d'aiguilles de conifères et
la tourbe de sphaigne acidifient le sol.
Ils conviennent particulièrement bien
aux plantes acidophiles comme les
azalées, les rhododendrons et les chrysanthèmes. L'écorce de chêne provoque, par contre, une action
alcalinisante (antiacide).
Les paillis organiques se décompo-
sent continuellement. La vitesse de décomposition varie selon les matériaux. Celle du chêne est plus rapide
que celle du pin. Les paillis de cèdre
et de pruche peuvent prendre jusqu'à cinq ans pour se décomposer.
La décomposition des paillis
organiques mobilise une partie de
l'azote du sol. Il suffit d'appliquer régulièrement du compost pour compenser ce phénomène et nourrir
les plantes. Les paillis à structure fine doivent être enlevés avant l'applica-
tion du compost. Sur les paillis grossiers, par contre, on l'applique directement; il suffit ensuite de râteler, puis d'arroser pour retrouver un
bel aspect.
Ne posez pas des paillis fins au
pied des arbres, car ils contrecarrent
la circulation de l'air et des racines superficielles peuvent s'y développer inutilement.