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Août-septembre 2008, Vol.33 N.2
Les coriaces ennemis de nos pelouses
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Il n’est pas nécessaire de déambuler longuement dans son quartier pour constater que bien des pelouses sont dans un piètre état. Les causes peuvent être nombreuses,
mais, dans la majorité des cas, le problème est attribuable aux vers blancs et aux punaises velues.
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Par Gaétan Deschênes
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Certains propriétaires n’ont pas d’autres choix que de refaire la pelouse tellement les ravages sont grands. Et ce qui n’est guère encourageant, c’est que le travail
dévastateur de ces petites bestioles ne semble pas vouloir s’arrêter. Au contraire. L’Association des services en horticulture ornementale du Québec, qui regroupe les
entreprises spécialisées dans l’entretien des pelouses, souligne que la présence des vers blancs et des punaises velues s’étend à plusieurs régions, particulièrement
celles situées le long du Saint-Laurent. Si on remarque une recrudescence du phénomène depuis les cinq dernières années, il semble que les dommages soient encore
plus importants cette année.
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Pour se régaler des vers blancs dont elles raffolent, les mouffettes n’hésitent pas à «labourer» les pelouses. On remarque ces signes du passage des mouffettes
et d’autres petits mammifères du genre notamment au printemps.
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Les dommages causés par les vers blancs sont surtout visibles au printemps et à l’automne. La pelouse jaunit par endroits, semble manquer d’eau et reste sèche même
après un arrosage. C’est justement là où les larves grignotent les racines.

La présence de plaques de gazon jaunes est un bon indice de la présence de punaises velues.
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L’entrée en vigueur du Code de gestion des pesticides, qui interdit l’emploi de nombreux insecticides sur le territoire du Québec, n’a pas aidé à contrer les ravages.
Dans le cas des vers blancs particulièrement, on a longtemps pensé que le fait d’utiliser des nématodes, ces vers microscopiques qui pénètrent les larves des vers
blancs et s’en nourrissent, représentait LA solution d’avenir. Malheureusement, les plus récentes études indiquent que l’efficacité des nématodes est, au mieux, de
30%, même dans des conditions idéales.
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Pourquoi? Parce qu’il faut réunir trop de conditions pour parvenir à un contrôle efficace: application à une période précise,
température idéale, degré d’humidité déterminé, etc. Bref, il est presque impossible au commun des mortels de réunir toutes les conditions nécessaires pour assurer
le succès de cette méthode.
L’industrie continue donc à chercher des solutions qui offriront de meilleurs résultats que l’utilisation de nématodes. Par exemple, la ville de Lorraine, en banlieue
nord de Montréal, mène une expérience avec des pièges lumineux. Les résultats préliminaires sont suffisamment intéressants pour poursuivre la recherche, mais les vers
blancs et les punaises peuvent continuer à dormir tranquille, du moins pour quelques années.
Photos pelouses Gaétan Deschênes
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