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Novembre 2010, Vol.35 N.4


La protection hivernale des plantes




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Le geste d'installer des protections hivernales pour nos plantes est devenu tellement automatique que, au fil du temps on oublie parfois pourquoi on le fait et quelles sont les précautions à prendre

 
 
Rédaction et photos Gaétan Deschênes
 
 

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Photo en ouverture : Voilà la bonne façon de s’y prendre pour protéger un conifère! Il ne faut surtout pas enrouler la toile directement autour de la plante. Il est très important de laisser un espace pour assurer une bonne circulation de l’air.


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Il y a une vingtaine d’années, les spécialistes étaient unanimes: il fallait protéger les plantes contre les rigueurs de l’hiver. Le discours d’aujourd’hui a bien changé certains chroniqueurs horticoles n’hésitent même pas à affirmer que cette protection est laide et parfois inutile! D’autres, plus critiques, disent que les Québécois ont trop tendance à momifier leurs plantes! Pas étonnant alors que le jardinier amateur en perde son latin et s’interroge sur ce qu’il faut faire.
Lorsqu’on protège nos végétaux, on le fait pour créer un microclimat qui les entourera et, par le fait même, les protégera des changements climatiques que nous connaissons. Plus précisément, ce microclimat agit comme un tampon contre les vents glaciaux ou les redoux de l’hiver, qui peuvent causer des dégâts importants aux végétaux.

Terrain Si votre haie de cèdres se trouve le long d’une artère et dans un endroit venteux, ce type de protection vous évitera bien des ennuis.

Il faut savoir en outre que dès que les journées commencent à raccourcir et que les températures refroidissent, les plantes déclenchent des mécanismes d’endurcissement. Elles cessent alors de croître et s’attardent à renforcer les pousses tendres de l’année.

En résumé, oui, la protection hivernale est nécessaire, mais elle doit se limiter aux cas que nous venons de citer, surtout en ce qui concerne les conifères. Ceux-ci sont particulièrement sujets aux dégâts hivernaux, parce que leurs aiguilles continuent de perdre de l’eau durant tout l’hiver, d’où le danger de brunissement. Dans les autres cas, il faut minimiser la protection hivernale.
Quand faire ce travail?

Il est toujours triste de se promener dans un quartier et de constater que les cônes à rosiers sont déjà en place à la fin d’octobre, quand le thermomètre atteint de 12 à 15ºC durant le jour. Cette façon de faire est néfaste pour les plantes, qui risquent de surchauffer! À l’automne, il faut attendre que le sol commence à geler en surface. Cela signifie que vous devez différer le travail selon la région où vous demeurez; donc attendre la fin de novembre dans la région de Montréal et la mi-novembre dans les autres régions. Bien entendu, si on prévoit une chute de neige de 20 cm dans les prochains jours, il faut s’y mettre avant l’arrivée de cette tombée.
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Une toile imperméable, conçue à cette fin et placée sur le gazon le long de la rue, aide à protéger le gazon des abrasifs utilisés par les services de déneigement. En outre, cette toile facilite le nettoyage au printemps.
Au printemps, par contre, il faut enlever les protections dès que les grands froids sont passés et avant que les feuilles ne sortent. Il est surtout important d’effectuer cette tâche lorsque le temps est nuageux. Les plantes qui ont passé l’hiver bien protégées, sans lumière, risquent de subir un choc si elles sont brusquement exposées au plein soleil. En clair, il faut installer tard et retirer tôt.


Quoi protéger?

Rappelons-le, les protections hivernales ne doivent pas faire partie des décorations du temps des fêtes! Voici les raisons pour lesquelles on effectue ce travail:
  • Pour protéger les plantes du poids de la neige ou encore du déneigement. Il arrive fréquemment que des branches se brisent sous le poids de la neige qui tombe, notamment du toit de la maison ou du garage. Vous avez sans doute remarqué, en outre, que certains employés d’entreprises de déneigement ne se gênent pas pour souffler la neige sur les conifères, un traitement non désiré!


  • Pour protéger les conifères placés dans des zones venteuses. Il arrive fréquemment que le bout des branches brunisse sous l’effet des vents d’hiver ou au moment des dégels, qui semblent de plus en plus fréquents.


  • Pour aider les plantes chères, qui ne sont pas nécessairement heureuses de passer l’hiver en sol québécois en raison de leur peu de rusticité.


  • Pour protéger les conifères cultivés près des rues contre les sels de déglaçage.


  • Quand on a des enfants qui n’hésitent pas à braver la neige et le froid pour jouer dans la cour. Par exemple, une protection peut être utile si on veut éviter que le postier emprunte un tracé qui lui permet d’économiser quelques pas et... d’écraser des pivoines de collection!




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