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Cahier Votre maison, samedi 1er mars 2008
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La peur est l’un des pires fléaux de notre époque. Pas une journée ne se déroule sans que les médias fassent naître en nous l’anxiété en relatant quelque fait
anecdotique pour le moins troublant. Chez les jardiniers, une des peurs les plus vives est associée aux plantes toxiques.
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Texte : Albert Mondor
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Devrait-on cesser de cultiver certaines plantes parce qu’elles pourraient empoisonner nos enfants? Qu’en est-il vraiment?
Tout d’abord, laissez-moi vous rassurer: les cas d’empoisonnements mortels à la suite de l’ingestion de plantes toxiques sont rares en Amérique du Nord. En 2003,
les Poison Control Centers américains ont reçu près de 58 000 appels relatifs à des expositions aux plantes. Dans 85% des cas, ces expositions impliquaient des
enfants de moins de 6 ans.
Toutefois, il faut absolument mentionner qu’une très faible proportion de ces cas résultèrent en un véritable empoisonnement à la suite d’une ingestion. Dans les
faits, cela veut dire qu’il y a beaucoup d’inquiétude au sein de la population, mais peu de cas d’empoisonnement réels.
Un cas très révélateur de cette peur – souvent non fondée – des plantes toxiques est le poinsettia (Euphorbia pulcherrima). On a longtemps cru que cette
plante était toxique pour les êtres humains. Une étude de l’Université d’Ohio démontre clairement qu’il n’en est rien. En fait, pour qu’un enfant ressente certains
malaises, il faudrait qu’il ingère plus de 500 feuilles de poinsettia!
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