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Protection hivernale
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samedi 31 octobre 2009


La protection hivernale : laid et souvent inutile!




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L’arrivée du mois de novembre est pour moi synonyme de laideur. Comment ne pas être choqué à la vue des imposantes protections hivernales qui viennent ainsi enlaidir les aménagements paysagers? Je suis sidéré de voir tant de gens s’entêter à emmitoufler des végétaux qui n’en ont tout simplement pas besoin!

 
 
Par Albert Mondor
 
 
Les systèmes de protection hivernale ont été développés pour assouvir le désir de certains jardiniers de cultiver des végétaux exotiques. Et pourtant, la majorité des plantes ornementales vendues et cultivées dans notre province ne nécessitent aucune protection pour survivre à nos hivers. De nombreux végétaux sont donc protégés tout à fait inutilement. De plus, si l’installation de la protection est effectuée trop hâtivement ou de façon inadéquate, cela peut être carrément néfaste pour les plantes.

Un jardinier qui a pris soin de planter des végétaux parfaitement rustiques dans son jardin et de les installer dans un environnement qui leur convient n’a pas à utiliser de protection hivernale. Seuls les rosiers hybrides et les haies de thuyas exposées aux sels de déglaçage doivent être protégés. Pour la majorité des autres plantes, l’installation d’une protection hivernale est parfaitement inutile!


Protection hivernale
Photo A


Protection hivernale
Photo B
INSTALLER LA PROTECTION AU BON MOMENT

Afin qu’ils puissent bien s’endurcir et qu’ils soient en mesure de résister à l’hiver, tous les végétaux doivent subir l’effet du gel pendant une certaine période. Voilà pourquoi on doit procéder à l’installation des protections hivernales seulement lorsque le sol a commencé à geler et que la température de l’air est descendue sous le point de congélation. Dans la grande région de Montréal et dans plusieurs autres localités du sud-ouest de notre province, cette période correspond habituellement à la fin de novembre. Toutefois, dans les régions du Québec qui sont situées plus au nord, il faut effectuer cette opération vers la mi-novembre. Toutes les protections doivent être retirées dès le dégel du sol vers la fin de mars ou au début d’avril. Il est essentiel de les enlever durant une journée nuageuse ou même pluvieuse pour que les plantes ne soient pas soumises à des écarts de température et de luminosité trop importants.

PROTECTION DES ROSIERS

Seuls les rosiers floribunda, les rosiers grandiflora, les hybrides de thé, la plupart des rosiers polyantha et les rosiers miniatures ne sont pas rustiques en zone 5 et doivent absolument être protégés avant l’hiver. Cependant, tous les rosiers des séries Explorateur et Parkland, les cultivars de Rosa rugosa ainsi que plusieurs espèces de rosiers botaniques résistent aux conditions hivernales qui sévissent en zone 3, parfois même en zone 2, sans aucune protection hivernale. Quant à eux, de nombreux rosiers anciens, ainsi que les rosiers anglais hybridés par David Austin sont rustiques dans les zones 4 et 5, à condition que leur base soit recouverte d’environ 30 cm de terre ou de compost avant chaque hiver. Une fois bien établis, après deux ou trois années de culture, plusieurs de ces rosiers peuvent même passer l’hiver sans aucune protection hivernale.



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