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Cahier Votre maison, samedi 4 septembre 2010
Des réponses à vos questions, troisième partie
Devenez fan!
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Dans cette troisième et dernière chronique, je donne des réponses à quelques-unes des nombreuses questions que vous m’avez posées durant les derniers mois.
Continuez à me faire parvenir vos questions à l’adresse de courriel suivante : albert.mondor@journalmtl.com
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Par Albert Mondor, collaboration spéciale
Photos Courtoisie
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Q. Votre chronique est la première que je lis le samedi en ouvrant le journal et je ne suis jamais déçue par vos conseils. J’ai beaucoup appris. Je me demandais
s’il vous serait possible de parler des soins à apporter aux plantes que nous avons placées dehors pour l’été et que nous devons rentrer à l’intérieur pour l’automne.
J’aimerais éviter de rentrer des insectes en même temps que les plantes, ce qui se produit immanquablement à chaque année. Cette année, j’ai sorti cactus, pachystachys,
plumbago, hibiscus, passiflora et dipladenia. Est-ce que le même insecticide pourrait servir pour toutes ces plantes et est-ce que je dois les sortir des pots pour
traiter chaque motte? À quel moment les rentrer? Nous sommes plusieurs à nous poser ces questions et une réponse serait très appréciée. Merci à l’avance.
G. Talbot
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R. Le meilleur moment pour rentrer la plupart des plantes tropicales qui ont passé l’été dehors est la mi-septembre, avant les premiers gels automnaux.
Toutefois, lorsqu’on les rentre à l’intérieur, il arrive fréquemment que ces plantes soient attaquées par des insectes. Les insectes qui affectent le plus souvent
les plantes d’intérieur sont les aleurodes, les cochenilles et les tétranyques. La première chose à faire lorsqu’on fait passer des végétaux du jardin à la maison
et de les isoler pendant quelques jours dans une pièce fermée afin d’éviter de contaminer les autres plantes d’intérieur.
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Durant cette quarantaine, il faut alors
vérifier régulièrement si des insectes apparaissent. Si on décèle un problème, on peut alors intervenir selon les méthodes que je vous propose ici.
L’aleurode, communément appelé mouche blanche, est un petit insecte d’une longueur de 2 à 3 mm dont le corps et les ailes sont couverts d’une cire blanche. Très
proche parent du puceron, cet insecte prélève la sève des végétaux ce qui provoque le jaunissement et le flétrissement de leurs feuilles. En secouant légèrement une
plante, si de nombreuses mouches blanches s’envolent, c’est qu’il y a probablement une infestation. Commencez par isoler la plante infestée pour éviter qu’elle
contamine les autres. Vous pouvez d’abord capturer les aleurodes avec des pièges jaunes employés pour le dépistage. Une bonne technique consiste aussi à les éliminer
à l’aide d’un aspirateur – ne riez pas ça fonctionne vraiment! Il faut cependant répéter l’opération toutes les semaines, pendant un mois.
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Passiflore ‘Incense’(Passiflora ‘Incense’)
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Le savon insecticide peut être utilisé en dernier recours, mais il faut recouvrir la plante infestée d’un sac de plastique – un sac qui recouvre les vêtements nettoyés
à sec fait l’affaire. De cette façon, les aleurodes ne peuvent pas s’enfuir et on peut les atteindre en vaporisant l’insecticide. Il faut vaporiser le produit tous les
deux à trois jours jusqu’à ce que le problème soit résolu. N’oubliez pas, après chaque aspersion, il faut laisser le sac de plastique en place durant une ou deux heures.
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Il existe deux types de cochenilles. Les cochenilles farineuses, recouvertes d’une cire blanche floconneuse, ainsi que les cochenilles kermès et virgules, recouvertes
d’une coquille dure de couleur brune. Ces dernières ressemblent à des petites huîtres.
Les cochenilles sucent la sève des végétaux ce qui provoque le jaunissement et le flétrissement des feuilles. Pour éliminer les cochenilles kermès et virgules on peut
badigeonner la coquille avec un coton-tige imbibé d’alcool à friction. On peut aussi utiliser de l’huile de neem (margousier). Contrairement à l’alcool, on peut
vaporiser ce produit sur les feuilles et les tiges, sauf dans le cas de plantes sensibles telles que certaines orchidées. On peut aussi brosser les tiges infestées
avec de l’huile de neem. Répétez une fois par semaine pour une période d’un mois.
Avec leurs quatre paires de pattes, les tétranyques rouges ressemblent à de minuscules araignées. Ces acariens se multiplient très rapidement à l’intérieur, durant
l’hiver, lorsque l’atmosphère est chaude et sèche. En suçant la sève des végétaux, ils provoquent l’apparition de petites taches blanches sur leurs feuilles, quand
ils ne les font pas carrément jaunir et tomber. Vous pouvez vous débarrasser des tétranyques en plaçant une plante infestée dans le bain, et en aspergeant le dessus
et le dessous de ses feuilles d’un puissant jet d’eau. On peut aussi venir à bout de ces indésirables en utilisant du savon insecticide. Comme dans le cas des
aleurodes, il faut vaporiser le produit tous les deux à trois jours jusqu’à ce que le problème soit résolu.
Devenez fan!
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